Cartocrime.net cartographie la délinquance enregistrée en France à partir des données publiques officielles, et la relie aux grandes affaires criminelles racontées sur la chaîne Cartocrime. Cette page explique d’où viennent les chiffres, ce qu’ils mesurent et ce qu’ils ne mesurent pas.
La source des chiffres
Toutes les statistiques proviennent des bases communale, départementale et régionale de la délinquance enregistrée par la police et la gendarmerie nationales, publiées par le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) sur data.gouv.fr sous Licence Ouverte 2.0. L’édition utilisée est celle de juillet 2026 : elle couvre les années 2016 à 2025, en géographie 2026. Les chiffres ne sont ni corrigés ni retraités : nous les reprenons tels qu’ils sont publiés.
Les bases comptent 18 indicateurs (homicides, tentatives d’homicide, violences physiques intrafamiliales et hors cadre familial, violences sexuelles, vols avec et sans violence, cambriolages de logement, vols de et dans les véhicules, destructions et dégradations, usage et trafic de stupéfiants, escroqueries et fraudes aux moyens de paiement). Nous en affichons 16 : les deux sous-catégories de l’usage de stupéfiants (avec ou sans amende forfaitaire délictuelle) sont regroupées dans l’indicateur global.
Comment les taux sont calculés
Le taux rapporte le nombre de faits à la population du territoire : pour 1 000 habitants (population INSEE fournie dans la base), et pour 1 000 logements dans le cas des cambriolages. Pour les indicateurs rares (homicides, tentatives d’homicide, vols avec armes), nous affichons le taux pour 100 000 habitants afin de rester lisible. L’unité de compte varie selon l’indicateur : victimes, infractions, véhicules ou personnes mises en cause.
Les limites à garder en tête
- Délinquance enregistrée n’est pas délinquance réelle. Un fait n’apparaît que s’il a été porté à la connaissance de la police ou de la gendarmerie. Le dépôt de plainte varie selon le type d’infraction, le territoire et l’époque : une hausse peut traduire une meilleure prise en charge des plaintes (violences intrafamiliales, violences sexuelles) plutôt qu’une hausse des faits.
- Le lieu de commission n’est pas le lieu de résidence. Les faits sont comptés là où ils ont été commis. Les territoires touristiques, les grandes gares ou les zones commerciales ont mécaniquement des taux élevés rapportés à leur population résidente.
- Les stupéfiants mesurent surtout l’activité des services. Ces infractions sont révélées par les contrôles : leur nombre dépend largement des moyens et des priorités des forces de l’ordre.
- Petits effectifs, grandes variations. Quand il y a peu de faits (homicides dans un département peu peuplé), quelques cas de plus ou de moins font varier fortement le taux. Les évolutions doivent alors être lues avec prudence.
- Le secret statistique. Au niveau communal, le SSMSI ne publie pas les faibles effectifs. C’est pourquoi nous ne publions pas de classement des petites communes et que les fiches communales se limitent aux communes de 10 000 habitants et plus.
Ce que nous ne faisons pas
Nous ne descendons jamais en dessous de la commune : pas de carte par quartier ni par rue. Nous ne publions pas de palmarès des « villes les plus dangereuses » : un taux n’a de sens que comparé à des territoires comparables, et nous privilégions l’évolution dans le temps.
Les affaires et l’actualité
Les pages consacrées aux affaires criminelles portent en priorité sur des affaires jugées ou historiques, dont les faits sont établis par une décision de justice. Pour l’actualité, nous ne publions que des faits confirmés par au moins deux sources indépendantes, idéalement une communication du parquet ou de la préfecture, avec la mention « enquête en cours ». Nous respectons la présomption d’innocence (article 9-1 du Code civil) : une personne non condamnée est désignée comme « suspect » ou « mis en cause », jamais comme coupable, et n’est pas nommée. Nous ne publions ni l’identité ni l’image de mineurs, et aucune image générée représentant une personne réelle.
Corrections
Une erreur, une donnée mal interprétée, une information dépassée ? Signalez-la via la page contact : chaque correction est datée sur la page concernée.
Cartocrime.net est un site indépendant, sans lien avec le ministère de l’Intérieur, le SSMSI ni l’ex-Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).
